projet Nightingale

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devadip
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projet Nightingale

par devadip »

Le géant américain s'est associé avec un réseau de santé pour récupérer discrètement les données de millions de patients, révèle le « Wall Street Journal ».

C'est un surprenant et méconnu projet de Google qui vient d'être mis au jour. Avec « Nightingale » (Rossignol en français), le groupe de Mountain View met la main sur les données médicales, non anonymisées, de millions de patients américains, explique le Wall Stret Journal. Une manœuvre légale, mais qui hérisse les protecteurs de la vie privée.

Résultats de tests en laboratoire, dossiers d'hospitalisation ou encore diagnostics médicaux… Autant d'informations qui relèveraient en France du secret médical et ne pourraient donc pas être transmises à une entreprise tierce. Mais, de l'autre côté de l'Atlantique, c'est pourtant ce que vient de faire Google, grâce à un partenariat avec Ascension, le deuxième système de santé du pays. Jusqu'à 150 employés de Google auraient eu accès à ces informations mais aussi aux noms et dates de naissance de patients. Vingt et un États américains sont concernés. Le procédé a eu lieu sans que les patients ni leurs médecins ne soient informés.

Un procédé légal
Contre toute attente, ce procédé est pourtant légal. En effet, grâce à une loi de 1996, les hôpitaux ont le droit de partager les informations des patients, sans leur consentement, avec des partenaires. Il suffit que cela soit pour les « aider à remplir leurs fonctions de soins de santé ». C'est le cas ici selon Google et Ascension, puisque les données seraient utilisées pour améliorer le logiciel de l'hôpital et proposer des traitements aux patients. Google, dans un billet de blog, n'hésite pas à parler de « pratique courante en matière de soins de santé ».

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Google assure respecter la législation sur les données médicales. (Illustration)
« Nightingale » : quand Google fait la chasse aux données médicales
Le géant américain s'est associé avec un réseau de santé pour récupérer discrètement les données de millions de patients, révèle le « Wall Street Journal ».
Par LePoint.fr
Publié le 12/11/2019 à 12:19 | Le Point.fr

C'est un surprenant et méconnu projet de Google qui vient d'être mis au jour. Avec « Nightingale » (Rossignol en français), le groupe de Mountain View met la main sur les données médicales, non anonymisées, de millions de patients américains, explique le Wall Stret Journal. Une manœuvre légale, mais qui hérisse les protecteurs de la vie privée.

Résultats de tests en laboratoire, dossiers d'hospitalisation ou encore diagnostics médicaux… Autant d'informations qui relèveraient en France du secret médical et ne pourraient donc pas être transmises à une entreprise tierce. Mais, de l'autre côté de l'Atlantique, c'est pourtant ce que vient de faire Google, grâce à un partenariat avec Ascension, le deuxième système de santé du pays. Jusqu'à 150 employés de Google auraient eu accès à ces informations mais aussi aux noms et dates de naissance de patients. Vingt et un États américains sont concernés. Le procédé a eu lieu sans que les patients ni leurs médecins ne soient informés.

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Un procédé légal
Contre toute attente, ce procédé est pourtant légal. En effet, grâce à une loi de 1996, les hôpitaux ont le droit de partager les informations des patients, sans leur consentement, avec des partenaires. Il suffit que cela soit pour les « aider à remplir leurs fonctions de soins de santé ». C'est le cas ici selon Google et Ascension, puisque les données seraient utilisées pour améliorer le logiciel de l'hôpital et proposer des traitements aux patients. Google, dans un billet de blog, n'hésite pas à parler de « pratique courante en matière de soins de santé ».


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Les craintes, exprimées par des salariés d'Ascension, relèvent principalement de l'éthique, mais aussi de la sécurité des données. Mais Eduardo Conrado, vice-président exécutif de la stratégie et des innovations d'Ascension, a défendu cette politique dans un communiqué de presse. Pour lui, il s'agit de « mieux répondre aux besoins et aux attentes de ceux que nous servons ainsi qu'à ceux de nos propres soignants et fournisseurs de soins de santé ».

Une mauvaise habitude de Google
Comme le raconte le New York Times, ce n'est pas la première fois que Google est blâmé dans ce domaine. En 2017, l'entreprise dirigée par Sundar Pichai avait noué un partenariat avec l'université de Chicago. L'objectif était déjà d'obtenir des données médicales pour améliorer l'analyse prédictive. Mais des poursuites ont été engagées au mois de juillet au motif que les informations médicales n'avaient pas été anonymisées. Comme dans le dossier « Nightingale », la question devrait être celle de l'intérêt réel pour les patients.

En 2016, DeepMind, la filiale de Google spécialisée dans l'intelligence artificielle, était elle aussi sous le feu des critiques, souligne Cnet. La raison ? Un partenariat noué avec le Royal Free Hospital de Londres, là encore, sans que les patients ne soient tous informés
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Source : https://amp.lepoint.fr/2346666?utm_medi ... ssion=true

En espérant que ça n'arrive pas en France
La réponse de Google : https://cloud.google.com/blog/topics/in ... -ascension

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